Après avoir fait la version 1 du NAS sur un vieil ordinateur, j'ai choisi d'investir une bonne partie de mes économies dans une version plus poussée. L'objectif : un serveur compact, silencieux et joli, capable de stocker mes documents de manière sécurisée et d'héberger plusieurs services.
Administration d'un serveur Linux en production, Docker et Docker Compose, configuration d'un NAS avec OpenMediaVault, mise en place du RAID, protocoles réseau , gestion d'un système de fichiers.
Après m'être renseigné sur ce qui existait pour un budget comme le mien, j'ai choisi de partir sur un Raspberry Pi 5. Comme le Pi n'a pas d'entrée SATA native et que je voulais brancher plusieurs disques durs pour mettre en place le RAID, je l'ai couplé avec un Radxa Penta SATA HAT : une carte d'extension qui se pose directement sur le Pi et permet de brancher jusqu'à 4 disques en SATA, en alimentant à la fois les disques et le Pi depuis une seule prise.
config.txt avec dtparam=pciex1.
Pour que le NAS soit compact et accepté dans ma maison, j'ai imprimé un boîtier en PETG : un filament résistant à la chaleur, indispensable pour un appareil qui tourne 24h/24.
| Composant | Spécification | Utilité | Prix |
|---|---|---|---|
| Raspberry Pi 5 | 2 Go RAM | Cerveau du serveur | 80€ |
| Radxa Penta SATA HAT | 4 ports SATA, jack, molex | Connecter les disques, gérer l'alimentation | 90€ |
| Câbles SATA | Mâle-mâle | Relier les disques au HAT | 10€ |
| Carte microSD | 32 Go | Faire tourner l'OS | 15€ |
| Disque dur 1 | HDD 750 Go | Stockage des données | Récupéré (gratuit) |
| Disque dur 2 | HDD 1 To | Stockage des données | Récupéré (gratuit) |
| Ventilateur | Connecteur molex | Refroidir le boîtier | 12€ |
| Boîtier | Imprimé en PETG | Contenir et protéger le NAS | ~30€ |
| Total | ~237€ |
En installant les différents services, j'ai pu approfondir ma maîtrise de Docker et découvrir l'écosystème autour du self-hosting.
J'ai installé Raspberry Pi OS Lite comme système de base : une version allégée de Linux optimisée pour le Raspberry Pi. Par-dessus, j'ai installé OpenMediaVault qui me permet de gérer entièrement mon serveur via une interface web, tout en conservant la possibilité d'administrer le système en ligne de commande via SSH.
Nextcloud me permet d'héberger moi-même mes fichiers et de les synchroniser entre tous mes appareils. J'ai mis en place un RAID 1 entre mes deux disques durs : les deux disques contiennent les mêmes données en permanence. Si l'un lâche, les données ne sont pas perdues.
Concrètement, je l'utilise comme un OneDrive personnel : un dossier synchronisé sur tous mes ordinateurs, avec une application mobile pour accéder à mes fichiers depuis n'importe où.
Service qui me permet de me connecter à mon réseau local depuis n'importe où. Contrairement à l'ouverture de ports classique, Tailscale n'expose pas le serveur sur internet : il crée un tunnel chiffré entre mes appareils. J'accède ainsi à tous les services du NAS depuis l'autre bout du monde, comme si j'étais chez moi.
Un Netflix personnel. Je stocke mes films sur le NAS et Jellyfin les rend accessibles depuis n'importe quel appareil du réseau avec une interface soignée.